Thursday, 10 October 2013

G20 Finances de Washington: les Etats-Unis au coeur des inquiétudes G20 Finance Washington : The United States at the center of concerns

logo

logo_rsf

G20 Finances de Washington: les Etats-Unis au coeur des inquiétudes

 

(De Fabien ZAMORA (AFP))

 

Washington — Les ministres des Finances du G20 devaient se retrouver à partir de jeudi à Washington, en marge des réunions du FMI et de la Banque mondiale, pour maintenir le cap d'une économie mondiale désorientée, entre autres, par les Etats-Unis.

 

Depuis le sommet des chefs d'Etat du G20 à Saint-Pétersbourg en Russie en septembre, le panorama mondial s'est assombri en raison de la paralysie budgétaire américaine et des incertitudes entourant la réduction des mesures de soutien à l'économie de la Réserve fédérale (Fed), la banque centrale américaine.

 

"L'économie mondiale avance à faible vitesse, les moteurs de l'activité changent et les risques de dégradation persistent", a résumé le Fonds monétaire international (FMI) dans ses projections économiques mardi.

 

"Le ralentissement de la croissance dans les économies émergentes, les possibles évolutions des politiques monétaires des économies avancées mais aussi la situation budgétaire de certains membres du G20 seront au centre des discussions", selon le gouvernement français qui évoque, sans les citer, les Etats-Unis qui tiennent le monde en haleine.

 

Les marchés financiers, sous perfusion d'argent facile fourni par la Fed, vivent depuis plusieurs semaines dans l'expectative, s'interrogeant sur le moment où la Banque centrale américaine asséchera le flux de liquidités.

 

Ces incertitudes ont eu un impact important sur les pays émergents qui ont vu leurs monnaies plonger, leurs indices boursiers chahutés et leurs coût de financement augmenter, après que nopmbre d'investisseurs eurent anticipé la décision de la Fed en commençant à retirer leur argent.

 

Plus généralement, leur croissance économique a fortement ralenti, même si elle reste élevée.

 

Ces évènements "mettent en lumière des nouvelles inquiétudes pour la stabilité financière", a averti mercredi José Vinals, directeur du département des marchés financiers au Fonds.

 

Ce ne pourrait être que le début, selon le FMI.

 

"Les anticipations d'abandon progressif de la politique monétaire accommodante aux Etats-Unis pourraient (...) révéler des zones d'excès financier et de vulnérabilité", indique son rapport semestriel sur la stabilité financière mondiale.

 

"Nous allons écouter avec beaucoup d'attention ce qu'auront à dire nos collègues indiens, brésiliens", a déclaré en début de semaine une source gouvernementale allemande.

 

Les ministres des Finances des pays les plus puissants du monde commenteront sans doute à ce sujet la désignation mercredi par Barack Obama de Janet Yellen à la tête de la Fed, une nomination qui devrait assurer la continuité de la politique actuelle d'argent facile.

 

"Nous avons besoin d'Etats-Unis forts"

 

Ils plancheront aussi sur un deuxième point d'interrogation posé sur l'économie mondiale par les Etats-Unis: jusqu'à quand va durer la paralysie budgétaire de l'Etat fédéral ?

 

Depuis dix jours, l'incapacité des démocrates et républicains à trouver un accord sur le budget a conduit l'Etat fédéral à fermer ses services non-essentiels et à mettre des centaines de milliers de fonctionnaires au chômage technique.

 

Cette question en appelle une deuxième: ce conflit politique risque-t-il de provoquer un défaut de paiement du pays si le plafond de la dette n'est pas relevé par les parlementaires d'ici la fin de la semaine prochaine ?

 

Les marchés financiers ne cèdent pas pour l'instant à la panique mais leur nervosité semble aller croissant.

 

Le FMI juge la probabilité d'un défaut "faible", mais ses conséquences seraient cataclysmiques: les Etats-Unis pourraient replonger "en récession ou pire", a averti Olivier Blanchard, chef économiste de l'institution.

 

Le Fonds a d'ailleurs abaissé mardi ses prévisions de croissance mondiale en arguant notamment de "l'incertitude" budgétaire et monétaire aux Etats-Unis.

 

Pour la source gouvernementale allemande, le représentant américain au G20-Finances devra rassurer ses partenaires car "nous avons besoin d'Etats-Unis forts".

 

Reste qu'il n'est pas sûr que Washington accepte de se voir stigmatiser dans le communiqué final attendu vendredi, un texte où chaque mot est pesé au trébuchet et âprement négocié.

 

Selon une source proche d'une délégation, "cela finira peut-être par une périphrase que tout le monde comprendra".

 

Copyright © AFP 2013. Tous droits réservés.

 

(Agence France-Presse, 10 jeudi octobre 2013 le Roman)

 

 

G20 Finance Washington : The United States at the center of concerns

 

(From Fabien ZAMORA (AFP))

 

Washington - The G20 finance ministers were to meet from Thursday in Washington on the sidelines of the IMF and the World Bank, to stay the course of a disoriented, among others, the U.S. global economy.

 

From the summit of heads of state of the G20 in Saint Petersburg, Russia in September, the global picture is clouded because of the U.S. fiscal paralysis and uncertainty reduction measures to support the economy of the Reserve Federal (Fed), the U.S. central bank.

 

"The global economy forward at low speed, the engine activity change and downside risks persist," summed up the International Monetary Fund (IMF) in its economic projections Tuesday.

 

"The slower growth in emerging economies, possible changes in monetary policies in advanced economies but also the budgetary situation of some members of the G20 will be the focus of discussion," the French government that evokes, without naming, the United States that hold the world spellbound.

 

Financial markets, as easy money infusion provided by the Fed, live for several weeks on the sidelines, wondering about when the U.S. central bank will dry cash flow.

 

These uncertainties have had a significant impact on emerging markets, which have seen their currencies plunge their indices heckled and their funding costs rise after nopmbre investors had anticipated the decision of the Fed starting to withdraw their money.

 

More generally, economic growth has slowed, though it remains high.

 

These events "bring to light new concerns for financial stability", warned Wednesday José Vinals, director of financial markets to the Fund.

 

This could be just the beginning, according to the IMF.

 

"The gradual abandonment of accommodative monetary policy in the United States could expectations (...) reveal areas of financial excesses and vulnerability," says its biannual report on global financial stability.

 

"We will listen carefully to what qu'auront say our Indian colleagues  Brazil", said earlier this week a German government source.

 

Finance ministers of the world's most powerful countries will comment no doubt about the designation Wednesday by Barack Obama and Janet Yellen at the head of the Fed, an appointment that would ensure the continuity of the current policy of easy money.

 

"We need stronger U.S."

 

They also brainstorm on a second question mark on the global economy posed by the United States: how long will last fiscal paralysis of the federal government?

 

For ten days the inability of Democrats and Republicans to agree on budget has led the federal government to close its non- essential services and to hundreds of thousands of civil servants laid off.

 

This question calls for a second : the political conflict there could cause a default of the country if the debt ceiling is not raised by parliamentarians by the end of next week ?

 

Financial markets do not yield for the moment of panic but their nervousness seems to be growing.

 

The IMF considers the likelihood of a "low" default, but its consequences would be cataclysmic : the United States could plunge " into recession or worse," warned Olivier Blanchard, chief economist of the institution.

 

The Fund has also lowered Tuesday its forecast for global growth by arguing including "uncertainty" fiscal and monetary United States.

 

For the German government source, the U.S. representative to the G20- Finance to reassure its partners because "we need the United States strong."

 

Still, it is not clear that Washington agreed to be stigmatized in the final release expected Friday, a text where every word is weighed and fiercely negotiated Trebuchet.

 

According to a source close to the delegation, "it may eventually circumlocution that everyone will understand."

 

Copyright © 2013 AFP . All rights reserved.

 

(Agence France-Presse, 10 Thursday October 2013 The Roman)

(Text Translated: R.S.F. toshiki speed news press, Agence France-Presse, 10 Thursday October 2013 The Roman)

 

 

No comments:

Post a Comment