Saturday, 30 November 2013

Emmanuel Hoog : «L'AFP veut devenir le leader mondial de l'information sportive» Emmanuel Hoog: "The AFP wants to become the world's leading sports information”

Emmanuel Hoog : «L'AFP veut devenir le leader mondial de l'information sportive»





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INTERVIEW - Pour son deuxième mandat, Le PDG de l'AFP, cofondateur du Forum d'Avignon, veut renforcer le développement de la vidéo et le chiffre d'affaires à l'international.



Le PDG de l'AFP entame son deuxième mandat à la tête de l'agence de presse. Malgré la pression sur les prix, l'AFP est rentable et veut profiter d'une année 2014 riche en événements sportifs pour prendre une longueur d'avance.



LE FIGARO.- Vous entamez votre deuxième mandat à la tête de l'AFP. Comment avez-vous réformé cette institution?



Emmanuel HOOG.-L'AFP est assise sur des bases très solides mais j'ai mis l'accent sur le développement de la vidéo et du chiffre d'affaires à l'international. Aujourd'hui, l'international représente 55 % de notre chiffre d'affaires commercial contre 50 % quand je suis arrivé. Nous diffusons 200 vidéos par jour, toutes langues confondues. Ce volume a triplé en quatre ans. C'est grâce à la vidéo que nous pouvons décrocher de nouveaux contrats à l'étranger en Amérique du Sud, Europe et Asie.



L'AFP présente sa nouvelle offre de sport pour les JO de Sotchi et la Coupe du monde au Brésil. Allez-vous y intégrer Twitter?



Le sport est un domaine d'excellence de l'AFP car nous suivons le football, un sport à rayonnement international, mieux que nos concurrents américains Associated Press et Reuters. Le sport représente déjà 25 à 35 % de notre offre mais 12 % de notre chiffre d'affaires car nous ne vendons pas encore le sport sous forme de fil dédié sauf dans quelques pays étrangers. Notre grand projet est de commercialiser maintenant la thématique sportive au sens large (résultat, économie, social et people) sous forme de fil autonome et à travers des applications. L'AFP veut devenir le leader mondial des agences de presse dans le domaine du sport. L'agence de presse de demain doit à la fois rester généraliste et aussi disposer d'un domaine d'excellence, comme Reuters l'est dans l'économie. Nous, c'est le sport.



Twitter est-il un concurrent?



Non. Twitter est un acteur majeur de l'économie de l'information. Mais Twitter crée du bruit et de l'incertitude. Notre métier est de vérifier les informations. Comparer Twitter à un fil d'actualité n'a pas de sens! Nos dépêches font plus de 140 caractères et ne se limitent pas aux faits mais les replacent dans un contexte et donnent des explications. Nous sommes une agence de presse, une news agency au sens anglo-saxon, nous existons depuis plus de 180 ans et nous avons connu beaucoup de changements comme l'apparition de la radio, de la télévision, de l'Internet et maintenant des réseaux sociaux. Nous devons développer des passerelles avec Twitter mais nous restons un acteur majeur de l'information.



L'AFP met l'accent sur la vidéo. Allez-vous créer une chaîne YouTube?



« Il est plus rentable d'attaquer directement le marché des télévisions et de l'Internet avec nos vidéos que de faire une chaîne YouTube.»



Emmanuel Hoog



Nos vidéos sont déjà présentes sur YouTube mais nous n'allons pas créer une chaîne car il y a un problème de monétisation. Il est plus rentable d'attaquer directement le marché des télévisions et de l'Internet avec nos vidéos que de faire une chaîne YouTube.



Que représentent les télévisions et l'Internet dans votre activité?



Les télévisions et les sites Internet représentent près de 30 % de notre chiffre d'affaires commercial. Mais, comme les autres clients, ils sont encore avant tout clients du texte et de la photo. La vidéo représentera cette année 6 % de notre chiffre d'affaires contre 0,3 % il y a dix ans et moins de 1 % en 2006. Pour notre concurrent AP, cela représente déjà 25 %, nous allons donc continuer à grandir dans ce domaine.



Vos clients médias vous reprochent de les concurrencer sur le marché grand public.



J'ai toujours dit que l'AFP devait être présente sur Internet. Nous avons totalement refondu notre site afp.com et développé des applis grand public à l'étranger. Internet est important pour développer la notoriété de notre marque à l'étranger et donc pour gagner des parts de marché.



L'AFP est difficile à gérer socialement. Comment est le climat actuel?



Nous sommes une entreprise de coûts fixes et en raison de la déflation des prix des contrats et de la conjoncture économique nous devons adapter nos coûts, tout en gardant intactes nos forces de production éditoriale. Nous avons entamé une négociation sociale pour voir comment adapter l'AFP à ses défis stratégiques et concurrentiels.



L'AFP est-elle rentable?



Oui, nous dégageons une marge de 5 % sur un chiffre d'affaires de 290 millions d'euros, nous devons l'augmenter pour faire face aux nécessaires investissements technologiques d'une quarantaine de millions d'euros sur cinq ans. Et quand je vois que nos concurrents licencient ou font face à des déficits importants, nous devons redoubler de vigilance pour garder cette profitabilité.



Bruxelles a ouvert une enquête vous reprochant de toucher des aides de l'État. Quel est le résultat?



Nous en sommes dans la dernière ligne droite. Bruxelles devrait édicter prochainement les mesures que l'État français doit prendre. Aujourd'hui, l'État verse une dotation sous forme d'abonnements au fil de l'AFP de 120 millions d'euros par an. Nous avons démontré que la mission de l'AFP est une mission d'intérêt général. La Commission européenne devrait entériner les modalités de calcul du coût de cette mission d'intérêt général, l'État restant par ailleurs client de l'AFP. Cette clarification permettra de pérenniser et de sécuriser notre financement.



L'État va-t-il réduire ses abonnements en 2014?



Le projet de loi de finances prévoit au contraire une légère augmentation à 123 millions d'euros.



Votre nom circule pour la présidence de Radio France et de France Télévisions. Êtes-vous candidat?



Je suis engagé à 4000 % à l'AFP. Si mon nom circule, cela relève du domaine de la rumeur alors que je suis dans le domaine de l'information.



(Le Figaro, 24 dimanche novembre 2013 le Roman)





Emmanuel Hoog: "The AFP wants to become the world's leading sports information”



INTERVIEW - In his second term, President and CEO of AFP, co-founder of the Forum d'Avignon, wants to strengthen the development of video and sales abroad.



CEO of the AFP began his second term as head of the news agency. Despite the pressure on prices, the AFP is profitable and wants to enjoy a rich sporting events in 2014 to take a step ahead.



LE FIGARO. -  You begin your second term as head of the AFP. How did you reform this institution?



Emmanuel HOOG. - The AFP is sitting on a very solid foundation, but I focused on the development of video and sales abroad. Today, the International represents 55 % of our commercial business against 50 % when I arrived. We distribute 200 videos per day, in all languages​​. This volume has tripled in four years. It is through the video we can win new contracts abroad in South America, Europe and Asia.



AFP presents its new range of sports for the Olympics in Sochi and the World Cup in Brazil. Are you going to integrate Twitter?



Sport is an area of ​​excellence AFP because we follow the football, a sport with international influence, better than our U.S. competitors Associated Press and Reuters. Sport already represents 25 to 35 % of our offer but 12% of our revenue because we do not yet sell sport as a dedicated wire except in some foreign countries. Our major project is to market now sports theme in the broadest sense (result, economics, social and people) as a standalone thread and across applications. AFP wants to become the world's leading news agencies in the field of sport. The news agency of the future must remain both general and also have an area of ​​excellence, as Reuters is the economy. Us is sport.



Twitter is a competitor?



No. Twitter is a major player in the information economy. But Twitter creates noise and uncertainty. Our job is to verify the information. Compare Twitter to a newsfeed does not make sense ! Our headlines are more than 140 characters and are not limited to the facts but put them back in context and give explanations. We are a news agency, a news agency in the Anglo- Saxon sense, we exist for over 180 years and we have experienced many changes as the emergence of radio, television, the Internet and maintaining social networks. We need to develop links with Twitter but we are a major player in the information.



AFP focuses on video. Will you create YouTube channel?



"It is more profitable to attack the market for televisions and Internet videos with that directly to YouTube channel."



Emmanuel Hoog



Our videos are already on YouTube, but we will not create a chain because there is a problem of monetization. It is more profitable to attack the market for televisions and Internet videos with that directly to YouTube channel.



Posed television and the Internet in your business?



Television and Internet sites represent nearly 30 % of our commercial business. But, like other customers, they are still primarily customers text and photo. Video this year represent 6 % of our revenues against 0.3 % a decade and less than 1 % in 2006. For our competitor AP, it already represents 25 %, so we will continue to grow in this area.



Your clients media accuse you to compete in the consumer market.



I 've always said that the AFP should be present on the Internet. We have completely redesigned our website and developed apps afp.com public abroad. Internet is important to develop our brand abroad and thus to gain market share.



AFP is difficult to manage socially. How is the current climate?



We are a company of fixed costs due to price deflation contracts and economic conditions we must adapt our costs, while keeping intact our forces editorial production. We started a social negotiation to see how to adapt the AFP 's strategic and competitive challenges.



AFP is profitable?



Yes, we derive a margin of 5 % on a turnover of 290 million euros, we must increase to meet the necessary technology investments forty million over five years. And when I see our competitors dismiss or face large deficits, we must be vigilant to keep this profitability.



Brussels has opened an investigation accusing you receive state aid. What is the result?



We are in the final straight. Brussels would soon enact measures that the French state should take. Today, the government pays a grant in the form of subscriptions over the AFP of 120 million euros per year. We demonstrated that the mission of the AFP is a mission of general interest. The European Commission should approve the method of calculating the cost of the mission of general interest, the State also remaining client AFP. This clarification will help sustain and secure our funding.



The State Will it reduce subscriptions in 2014?



The draft budget law provides to the contrary, a slight increase of € 123 million.



Your name runs for the presidency of Radio France and France Televisions. Are you a candidate?



I am committed to 4000 % AFP. If my name around, it falls within the scope of the rumor while I am in the field of information.



(Le Figaro, 24 Sunday November 2013 The Roman)

(Translated: R.S.F. toshiki speed news press, Agence France-Presse, 30 Saturday November 2013 The Roman)





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