François Hollande, "l'adversaire de la finance", accueille les banquiers à l'Elysée
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Celui qui se présentait comme "l'adversaire de la finance" lors de la campagne présidentielle a donc reçu ce vendredi les dirigeants des principales banques françaises à l'Elysée.
Une rencontre qui intervient au lendemain de l'adoption de la réforme bancaire par le Parlement.
Mais c'est surtout la future taxe européenne sur les transactions financières qui inquiète les banquiers.
La visite des patrons des principales banques du pays à l'Elysée n'est pas intervenue à une date choisie au hasard.
François Hollande a accueilli les dirigeants du Crédit agricole, de la BNP Paribas, de la Société générale, du Crédit mutuel et de la Banque postale au lendemain de l'adoption de la réforme bancaire par le Parlement.
Un texte promis par le candidat socialiste lors de son discours du Bourget quand il désignait la finance comme son "adversaire".
Mais ses détracteurs dénoncent un texte très édulcoré.
>>> Lire notre article sur le texte de la réforme bancaire
De fait, c'est sur un tout autre sujet que les banquiers sont venus réclamer l'appui du chef de l'Etat : le projet de taxe européenne sur les transactions financières.
"Cela pourrait nuire au financement de l'économie et nous souhaitons que cela stoppe, surtout s'il y a une reprise" économique, a plaidé Jean-Pierre Chifflet, le directeur général de Crédit agricole et président de la Fédération bancaire française.
Les 50 milliards du Livret A
Cette future réglementation, officiellement soutenue par Paris, empêcherait "les banques de faire ce qu'elles ont envie de faire et qui est leur métier : l'économie".
En clair : contribuer à l'emploi et la croissance.
Et pour remplir cet objectif, les dirigeants réclament donc moins de réglementation... et plus d'argent.
Elles souhaiteraient récupérer 50 milliards d'excédent venant des dépôts inutilisés du Livret A.
La caisse des dépôts et consignations, qui gère cette manne, pourrait leur en accordé la moitié.
(Par Antoine Krempf)
(France Info, 19 juillet 2013)
Francois Hollande, "the adversary of finance", welcomes bankers at the Elysee
He who appeared as "the enemy of finance" during the presidential campaign has received Friday the leaders of the major French banks at the Elysee.
A meeting that occurs after the adoption of banking reform by Parliament.
But it is especially the future European tax on financial transactions that concern bankers.
The visit patterns of major banks at the Elysee has not occurred on a date chosen at random.
Hollande hosted the leaders of Credit Agricole, the BNP Paribas Societe Generale, Crédit Mutuel and Banque Postale after the adoption of banking reform by Parliament.
A text promised by the socialist candidate during his speech when he pointed Bourget finance as his "opponent".
But critics denounce a very watered down text.
>>> Read our article on the text of the banking reform
In fact, it is on a whole other topic that bankers came to claim the support of the Head of State: the proposed European tax on financial transactions.
"This could affect the financing of the economy and we want it stopped, especially if there is a recovery," economic, pleaded Chifflet Jean-Pierre, the CEO of Credit Agricole and president of the French Banking Federation.
50 billion of Booklet A
The future regulation, officially supported by Paris, would prevent "the banks do what they want to do and that is their business: the economy."
In short: contribute to employment and growth.
And to achieve this goal, leaders therefore require less regulation ... and more money.
They would get 50 billion surplus from unused deposits Booklet A.
The Caisse des Dépôts et Consignations, which manages the windfall could given them half.
(By Antoine Krempf)
(France Info, 19 July 2013)
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